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L'histoire de la commune


Ancienne carte postale - Vue générale de Laval de CèreAux confins du « Massif Central », à l'extrémité nord du département du Lot, faisant suite aux « Gorges de la Cère », au fond d’une vallée étroite coulela rivière « La Cère ».

Simple ruisseau au départ, ce cours d’eau coule dans une vallée relativement étroite jusqu'à Vic sur Cère, puis s'engage dans des gorges étroites et impressionnantes avec une dénivellation de 260 mètres sur 21 km pour rejoindre Laval de Cère et la Dordogne à Bretenoux. La voie ferrée reliant Aurillac à Brive emprunte les gorges et fût construite en 1880. Les 22 tunnels entre Laroquebrou et Laval montrent les difficultés que durent rencontrer les réalisateurs de l'époque. Cette situation géographique particulière ainsi que ferroviaire, avait attiré l'attention des sociétés en particulier celle des Aciéries de Firminy qui prirent des options sur les terrains avant la guerre de 1914-1918. Après la guerre, vers :1925, les travaux importants ont débuté (constructions d'usines).
Avant le commencement des travaux, Laval de Cère n'était qu'un hameau de la commune de CAHUS. Caractérisé par ses maisons couvertes de Lauze, particulièrement la maison de la famille « CANROBERT », Général d'empire né à Saint-Céré, dont l'un des membres, François Certain (1809-1895) fut maréchal de France et un des chefs Bonapartistes sous la IIe République.
Le château de LaboriePuis celle de la famille PRAT, située sur la rive droite de la Cère, à l'opposé sur l'autre rive dominant la vallée, le château de « Laborie », ancienne demeure des seigneurs de Merle.
Ce type de bâtisse caractéristique des gentilhommières cantaliennes, qui présente un corps de logis rectangulaire, accompagné de deux grosses tours rondes, la façade opposée est coupée en son centre par une tourelle qui a conservé son chemin de ronde à mâchicoulis. Un souterrain reliant le château au moulin seigneurial dans la vallée, non loin de Granges permettait l'approvisionnement de la seigneurie. Aujourd'hui, le moulin est noyé dans les eaux du barrage de Brugales.

En dessous du château, au bord de la Cère, l'usine des Tannins Français. Les deux rives reliées par un pont en pierres. Il existait aussi à l'extrémité du village, un petit port, qui servait à l'embarquement du bois, sur des barques en direction de Bordeaux, trafic très important.

ancienne carte postale - Les bords de la CèreLes habitants de Laval de Cère, peu nombreux, vivaient de la pêche et de petits lopins de terre. Mais l'important pour les habitants était la présence de l'usine des
« Tannins Français », qui occupait une partie des hommes. Cette usine utilisait de grosses quantités de bois de châtaignier dont elle récupérait le tannin. Mis dans des tonneaux, ce produit partait dans toute la France. Bénéfique pour le commerce local, en effet, les fournisseurs de ce bois qui étaient aussi producteurs de seigle, repartaient avec du ravitaillement et de la farine de seigle; à cette époque il existait trois moulins, avec leurs prises d'eau et barrages sur la Cère. De plus, ces moulins étaient équipés pour la pêche de l'anguille qui remontait au moment du frai de la mer des Sargasses, il fallait voir les nasses spéciales qui servaient à cette opération. Depuis l'installation des barrages en amont, cette pêche a pratiquement disparue.

vue générale de l'usineUn de ces moulins était équipé pour la fabrication
de l'huile de noix (moulin de M. ROUSSILHES).
A cette époque, il n’y avait pas d'église, il faudra
attendre 1945 pour avoir une église digne de
ce nom grâce à l'initiative de l'abbé SOUIRY :
voilà l'aspect du village avant le démarrage
des travaux en mars 1928.Mars 1928: création de la commune de Laval de Cère, un premier conseil municipal avec à sa tête comme maire M. MERELLE. Au départ, la tâche n'était pas facile pour organiser la marche de la commune, tout était à faire et de surcroît, la population avait triplé du fait des travaux: construction de la centrale de Marconcelles, des conduites forcées et le percement du canal d'amené d'eau de Lamativie à Laval de Cère, il fallait bien entendu beaucoup de main d'oeuvre pour exécuter tous ces travaux. A tout cela s'ajoutait la construction de l'usine des aciéries et sa cité ouvrière. Une gendarmerie
fut installée dans la maison ASFAUX.

Ancienne demeure du maréchal CanrobertLa poste s'installe dans cette grande maison bourgeoise (sans doute du XVllle siècle) que l'on qualifie parfois, dans la région, de « château » à cause de sa tour centrale, de ses deux bretèches et de ses deux linteaux en accolade. La tour est couverte d'un toit en lauzes de schistes. Outre son architecture, c'est aussi le passé de cette maison occupée par la Poste qui remplit de fierté le cœur des habitants de Laval de Cère. En effet, cette bâtisse fut le berceau du Maréchal François, Certain Canrobert (Laval de Cère 1809, Paris 1895). Celui-ci fut d'abord aide de camp du Prince Louis Napoléon (futur Napoléon III), d'ailleurs il prit part au coup d'état du 2 décembre 1851, puis il commanda en 1855 le corps expéditionnaire français en Crimée. Il se distingua encore en 1870 à la bataille de Saint-Privat en Moselle. Après la guerre il fut élu sénateur du Lot. Son corps repose actuellement aux Invalides. La maison du héros, acquise par la municipalité en 1935 abrite donc depuis lors le bureau de poste. La preuve est faite qu'un service public moderne comme la Poste peut faire bon ménage avec l'histoire.
Début de la construction de l'école, alimentation du village en eau potable, création d'une « régie » municipale électrique, premier réseau d'égout pour une partie du village.
Laval de Cère, commune industrielle, avec des hauts et des bas. Fermeture des Tannins de France en 1932, historique de l'électrométallurgie :
Du début jusqu'au 30 juin 1931, par suite de la banqueroute de la banque: « le Comptoir Lyon Allemand », elle dut abandonner la direction de l’usine de Laval de Cère. Par suite de cette défection, le personnel en grande partie fut licencié, seul restait le personnel de maîtrise. Reprise par la Société Hydroélectrique de la Cère : du 1er Juillet 131 au 8 Août 1946. Par suite de la nationalisation des industries électriques, la société passa en vertu de la loi n°46628 du 8 août 1946 sous la direction d'EDF. Cette loi ne prévoyant pas la nationalisation de l'électrométallurgie, le 9 juillet 1952, elle passa sous la direction de la société industrielle et financière du Centre. Puis, le 25 novembre 1957 elle deviendra Société Electro-métallurgique du Centre et Produits Azotés jusqu'en 1972. Premier choc pétrolier, elle devient C.U.A.E.M., puis en 1983 S.O.F.R.E.M. puis P.E.M. avec fermeture en 1985.
Vue aérienne de Laval de CèreIntervient la reconversion du site, création de l'entreprise BROWN EUROPE, actuellement 65 emplois, B.T.L. de 1985 à 1990, fermeture de cette société et création en 1997 de Sidenergie, usine de retraitement des traverses de chemin de fer en charbon de bois.
Douze emplois mais vers 2003, ouverture d'une production de charbon actif avec 19 salariés. Laval de Cère, jeune commune avec déjà un passé industriel important, des hommes et des femmes qui luttent pour que l'industrie se développe toujours sur la commune. En 2001, la commune a 327 habitants, 110 emplois, tous les commerces, docteur, pharmacie et même la réouverture de la gare SNCF le matin, une équipe de foot, pétanque, gym, club de l'amitié, tennis.

Vue aérienne de Laval de Cère

 

Tous les textes de la rubrique histoire sont signés
Jean-Marc Cantarel, Maire de Laval de Cère.

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